<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	>
<channel>
	<title>Comments on: Hommage à Tadek Matuszewski : père du modèle inter-sectoriel québécois</title>
	<atom:link href="http://intelegia.com/ebdatacentremedia/blog/2008/05/23/hommage-a-tadek-matuszewski/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://intelegia.com/ebdatacentremedia/blog/2008/05/23/hommage-a-tadek-matuszewski/</link>
	<description>Les dernières nouvelles économiques, présentées par EB Data, les spécialistes en recherche économique qualitative.</description>
	<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 00:30:31 +0000</pubDate>
	<generator>http://wordpress.org/?v=2.6.5</generator>
		<item>
		<title>By: Jean-Paul Gravel</title>
		<link>http://intelegia.com/ebdatacentremedia/blog/2008/05/23/hommage-a-tadek-matuszewski/#comment-3</link>
		<dc:creator>Jean-Paul Gravel</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Jul 2008 05:04:00 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://intelegia.com/ebdatacentremedia/blog/2008/05/23/hommage-a-tadek-matuszewski/#comment-3</guid>
		<description>T. I. maltuszewski était-il un économiste? La question, quoique bizarre, peut se poser en ce début du XXI ième siècle. Elle permet de mieux éclairer ce qui fut l’apport de Tadek Matuszewski  en économie.

Il a été un représentant du début de ce qu’on peut appeler l’école économétrique. Cette école a dominé la deuxième moitié du XX ième siècle. Elle fait maintenant partie de l’histoire de l’analyse économique avec ses apports positifs et ce qui apparaît maintenant comme une dérive dans le processus long d’évolution de la science économique.

En tant que représentant de cette nouvelle école T. I. Matuszewski a nécessairement soulevé des controverses avec des représentants du courant plus «historique» de l’analyse économique. La synthèse se fait actuellement entre ces deux courants.

T. I. maltuszewski faisait partie du courant «dur» de l’économétrie. À ce titre, il faisait partie des critiques de l’école historique qu’il considérait non ou a-scientifique. Je n’en veux pour preuve que les démonstrations qu’il nous faisait du caractère dégénéré des analyses de série chronologique où il démontrait comment l’application de techniques statistiques visant à démontrer les phénomènes cycliques à partir de séries historiques étaient entachées de biais techiques qui conduisaient à produire dans la série le ou les cycles explicatifs recherchés.

La démonstration mettant en évidence le fait que, par exemple, l’application de moyennes mobiles à répétition aboutissait, par construction, à produire de magnifiques courbes de séries stationnaires qui étaient inscrites au départ dans la méthode. Cette démonstration, faite dans ses cours, l’amenait à conclure à l’inanité de ce type d’approche et à rejeter l’historicisme.

Il cherchait à établir sur des bases véritablement scientifiques et rigoureuses l’analyse économique.

C’est ce qui l’amenait, entre autres, à déclarer que le plus grand acquis de la science économique de la première moitié du XX ième siècle était le fait qu’il était maintenant possible, à l’aide de la programmation linéaire, de rechercher la fonction de production optimale ce qui, jusqu'alors, était interdit aux économistes.

De là son intérêt immense pour les tableaux de relations industrielles qu’il a contribué à développer et qui reposent sur cet outil d’analyse rigoureux qu’est la programmation linéaire.

L’approche économétrique a créé, des années 1950 jusqu’à relativement récemment, un clivage et des oppositions considérables entre les économistes. Ce clivage et ces oppositions sont en voie d’effacement dans le cadre d’une synthèse qui remet à sa juste place le rôle de l’analyse historique dans l’analyse économique. Dans une certaine mesure, je crois que T. I. maltuszewski, malgré son apport positif indéniable à l’étude des tableaux interindustrielles et à leur utilisation en analyse économique, a souffert des tensions de cette période.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>T. I. maltuszewski était-il un économiste? La question, quoique bizarre, peut se poser en ce début du XXI ième siècle. Elle permet de mieux éclairer ce qui fut l’apport de Tadek Matuszewski  en économie.</p>
<p>Il a été un représentant du début de ce qu’on peut appeler l’école économétrique. Cette école a dominé la deuxième moitié du XX ième siècle. Elle fait maintenant partie de l’histoire de l’analyse économique avec ses apports positifs et ce qui apparaît maintenant comme une dérive dans le processus long d’évolution de la science économique.</p>
<p>En tant que représentant de cette nouvelle école T. I. Matuszewski a nécessairement soulevé des controverses avec des représentants du courant plus «historique» de l’analyse économique. La synthèse se fait actuellement entre ces deux courants.</p>
<p>T. I. maltuszewski faisait partie du courant «dur» de l’économétrie. À ce titre, il faisait partie des critiques de l’école historique qu’il considérait non ou a-scientifique. Je n’en veux pour preuve que les démonstrations qu’il nous faisait du caractère dégénéré des analyses de série chronologique où il démontrait comment l’application de techniques statistiques visant à démontrer les phénomènes cycliques à partir de séries historiques étaient entachées de biais techiques qui conduisaient à produire dans la série le ou les cycles explicatifs recherchés.</p>
<p>La démonstration mettant en évidence le fait que, par exemple, l’application de moyennes mobiles à répétition aboutissait, par construction, à produire de magnifiques courbes de séries stationnaires qui étaient inscrites au départ dans la méthode. Cette démonstration, faite dans ses cours, l’amenait à conclure à l’inanité de ce type d’approche et à rejeter l’historicisme.</p>
<p>Il cherchait à établir sur des bases véritablement scientifiques et rigoureuses l’analyse économique.</p>
<p>C’est ce qui l’amenait, entre autres, à déclarer que le plus grand acquis de la science économique de la première moitié du XX ième siècle était le fait qu’il était maintenant possible, à l’aide de la programmation linéaire, de rechercher la fonction de production optimale ce qui, jusqu&#8217;alors, était interdit aux économistes.</p>
<p>De là son intérêt immense pour les tableaux de relations industrielles qu’il a contribué à développer et qui reposent sur cet outil d’analyse rigoureux qu’est la programmation linéaire.</p>
<p>L’approche économétrique a créé, des années 1950 jusqu’à relativement récemment, un clivage et des oppositions considérables entre les économistes. Ce clivage et ces oppositions sont en voie d’effacement dans le cadre d’une synthèse qui remet à sa juste place le rôle de l’analyse historique dans l’analyse économique. Dans une certaine mesure, je crois que T. I. maltuszewski, malgré son apport positif indéniable à l’étude des tableaux interindustrielles et à leur utilisation en analyse économique, a souffert des tensions de cette période.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
	<item>
		<title>By: Jean-Paul Gravel</title>
		<link>http://intelegia.com/ebdatacentremedia/blog/2008/05/23/hommage-a-tadek-matuszewski/#comment-2</link>
		<dc:creator>Jean-Paul Gravel</dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 22:37:34 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://intelegia.com/ebdatacentremedia/blog/2008/05/23/hommage-a-tadek-matuszewski/#comment-2</guid>
		<description>En tant qu'élève «privilégié» de Tadek «Ignatius» (le I dans T. I.Matuszewski, de qu'il m'a confié un jours en rougissant un peu!), j'ai eu le plaisir de relativement bien le connaître en 1962 et 1963. Puis, au cours des années où j'ai agi à titre de consultant en économie et en urbanisme, il m'est arrivé à plusieurs reprises d'échanger avec lui.

C'était, de toute évidence, un professeur à part au département d'économie de l'Université de Montréal, comme le fait d'être à part n'est jamais bien vu et que Tadek avait, il faut l'avouer, peu de patience avec les gens qui, disons, n'atteignaient pas son niveau et prétendaient quand même y être, ça pouvait créer des étincelles.

Je l'ai toujours connu respectueux des étudiants et des professeurs malgré ce hiatus qu'il m'a, je le crains, un peu inculqué. J'avoue partager son manque de patience avec les pseudo compétents, ce qui, au Québec (et ailleurs aussi, j'imagine) ne rend pas la vie facile.

Il m'avait obtenu un poste d'été à Kingston où son ami Lessek Starjinski était directeur du département d'Industrial engineering. Lessek m'a raconté qu'un jour où Tadek lui avait rendu visite à Kingston, et qu'ils déambulaient sur les sentiers parcourant l'immense esplanade devant l'usine, Lessek avait proposé de marcher sur le gazon plutôt que de suivre les sentiers bétonnés. Tadek lui avait alors répondu : «Mais voyons, Lessek, marcher sur le gazon c'est bon pour les vaches!».

Tadek Matuszewski a certainement marqué ma vie et ma carrière par sa culture, qui était immense, et qui l'était encore plus pour un jeune canadien-français du début des années '60.

Il vit toujours dans ma mémoire et dans celle des gens qui m'entourent. Ils savent combien je lui dois et ils le connaissent un peu à travers les nombreuses anecdotes que je leur raconte au sujet de ma vie étudiante et professionnelle faisant intervenir Tadek Matuszewski.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>En tant qu&#8217;élève «privilégié» de Tadek «Ignatius» (le I dans T. I.Matuszewski, de qu&#8217;il m&#8217;a confié un jours en rougissant un peu!), j&#8217;ai eu le plaisir de relativement bien le connaître en 1962 et 1963. Puis, au cours des années où j&#8217;ai agi à titre de consultant en économie et en urbanisme, il m&#8217;est arrivé à plusieurs reprises d&#8217;échanger avec lui.</p>
<p>C&#8217;était, de toute évidence, un professeur à part au département d&#8217;économie de l&#8217;Université de Montréal, comme le fait d&#8217;être à part n&#8217;est jamais bien vu et que Tadek avait, il faut l&#8217;avouer, peu de patience avec les gens qui, disons, n&#8217;atteignaient pas son niveau et prétendaient quand même y être, ça pouvait créer des étincelles.</p>
<p>Je l&#8217;ai toujours connu respectueux des étudiants et des professeurs malgré ce hiatus qu&#8217;il m&#8217;a, je le crains, un peu inculqué. J&#8217;avoue partager son manque de patience avec les pseudo compétents, ce qui, au Québec (et ailleurs aussi, j&#8217;imagine) ne rend pas la vie facile.</p>
<p>Il m&#8217;avait obtenu un poste d&#8217;été à Kingston où son ami Lessek Starjinski était directeur du département d&#8217;Industrial engineering. Lessek m&#8217;a raconté qu&#8217;un jour où Tadek lui avait rendu visite à Kingston, et qu&#8217;ils déambulaient sur les sentiers parcourant l&#8217;immense esplanade devant l&#8217;usine, Lessek avait proposé de marcher sur le gazon plutôt que de suivre les sentiers bétonnés. Tadek lui avait alors répondu : «Mais voyons, Lessek, marcher sur le gazon c&#8217;est bon pour les vaches!».</p>
<p>Tadek Matuszewski a certainement marqué ma vie et ma carrière par sa culture, qui était immense, et qui l&#8217;était encore plus pour un jeune canadien-français du début des années &#8216;60.</p>
<p>Il vit toujours dans ma mémoire et dans celle des gens qui m&#8217;entourent. Ils savent combien je lui dois et ils le connaissent un peu à travers les nombreuses anecdotes que je leur raconte au sujet de ma vie étudiante et professionnelle faisant intervenir Tadek Matuszewski.</p>
]]></content:encoded>
	</item>
</channel>
</rss>
