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Réseautage social publiquement privé

Question: Que fait-on quand on veut retrouvez un(e) ami(e) perdu(e) de vue ?

Réponse : on la facebook.

Question: Comment savoir ce que fait actuellement une connaissance qui réside à 30 000 Km quand on ne peut pas l’appeler?

Réponse : on la facebook.

Les accrocs de Facebook reconnaîtront qu’ils consultent tous les jours les pages de quelques uns de leurs amis pour voir les photos de leur dernier voyage, quelque fois même pour simplement voir leur nouvelle coupe de cheveux. Grâce à l’onglet « que faites-vous en ce moment » ou «what are you doing right now? », vous saurez même s’il ou elle a loué pour la 20ème fois Autant en emporte le vent.

Au travers des différentes « friend request » nous accédons bon gré, mal gré aux informations intimes auparavant réservées aux amis. La vie privée est aujourd’hui publique, personne ne peut y échapper.

Cependant que seraient nos vies si la virtualité Facebook envahissait notre réalité quotidienne…

Hôpitaux 2.0

Test - L’intérêt pour le Web 2.0 dans l’industrie de la santé se développe rapidement, selon ce qu’on peut voir sur le blogue Health Care Blog.

Les nouvelles entreprises bourgeonnent dans ce secteur pour créer des sites qui offrent des conseils, en plus de mettre en relation les personnes atteintes d’une même maladie et de leur permettre de collaborer. Certains de ces sites de Santé2.0 (Health2.0), dont Revolution Health aux États-Unis, proposent même d’évaluer les soins de santé pour que le patient choisisse où il ira se faire soigner.

Revolution Health

Cette pratique n’est pas limitée aux États-Unis. Le CEFRIO a publié une enquête au début de l’année sur cette tendance au Québec :

36 % des adultes québécois se sont servis d’Internet pour chercher des renseignements médicaux ou liés à la santé, que ce soit pour eux ou pour quelqu’un d’autre; 24 % pour obtenir des informations sur une maladie en particulier; 23 % pour en savoir plus sur le traitement de maladies et enfin, 22 % pour obtenir de l’information sur le mode de vie (régime, nutrition exercice, prévention des maladies).

Pour un centre de soin et son équipe de communication, ces sites Santé2.0 sont des plateformes idéales pour rejoindre les patients et pour connaître leur opinion quant à la qualité des soins prodigués dans leur établissement. Et l’importance d’y prendre part augmentera à mesure que ces sites deviendront des portails d’entrée où convergeront les gens qui cherchent des informations sur des questions médicales.

Pour rejoindre ces patients, l’équipe de communication d’un centre de soin pourrait se donner le mandat de suivre les différentes conversations (questions sur les forums, wiki se constituant sur les maladies et les différents soins proposés, etc.), d’y répondre et d’inviter à visiter leur propre centre média pour y trouver des informations complémentaires.

Car la profusion des sites va entraîner une qualité de l’information inégale. Des informations incorrectes peuvent amener à des malentendus si le patient reçoit une information divergente du médecin et celle qu’il se sera procuré sur ces sites. Une présence du personnel de l’hôpital permettrait de rectifier les informations incorrectes et d’augmenter la qualité générale de l’information disponible.

Un centre média demeure ainsi un outil complémentaire essentiel. Il constituera une source d’information fiable pour les patients. Le site permettra aussi de conserver et de laisser à la disposition des patients les informations qui auront été disséminés dans les différents sites de santé 2.0.

Et l’information qui se transmettait du médecin au patient dans une relation un-à-un au cours d’un entretien ponctuel pourra dorénavant être partagée dans une relation un-à-plusieurs et être conservé dans le temps, augmentant d’autant la portée des information fournie.

Twitter est malade!


Twitter est malade! L’outil essentiel du microblogging vient de démontrer ses premiers signes de faiblesses. En parcourant les news de la blogosphère ce matin, j’ai lu que Ariel Waldman, blogueuse reconnue, consultante en média sociaux et éditrice de Shake Well Before Use est victime de harcèlement via Twitter. L’incongruité n’est pas le harcèlement en soi, c’est l’incapacité de Twitter de régler la question en empêchant le harceleur d’accéder à sa victime. Ça vous semble diffus? Je m’explique.

Twitter permet de partager notre quotidien de manière brève et spontanée, de dire ce qu’on est en train de faire à travers des messages courts (140 caractères) en les envoyant par le Web, la messagerie instantanée ou numérique. Ainsi, on peut suivre le quotidien de personnes qui nous intéressent pour des raisons professionnelles ou personnelles.

L’illustration suivante démontre avec humour à quel point Twitter est un phénomène Internet qui connait une croissance exponentielle en terme d’usagers.

Twitter

C’est à travers Twitter que Ariel Waldman a reçu des messages malveillants de la part d’un(e) utilisateur(trice). La consultante a aussitôt demandé à Twitter de désactiver le compte de cette personne du site, mais la compagnie lui a répondu qu’elle ne pouvait le faire dans les termes suivants:

“Unfortunately, although [this user’s] behavior is admittedly mean, [s/he] isn’t necessarily doing anything against our terms of service. I’ve been following [their] profile since your first complaint to monitor [them], as well. We can’t remove [this user’s] profile or ban [this user’s] IP address; [they’re] not doing anything illegal.”

Twitter.

Ne vous méprenez pas, j’aime Twitter comme au premier jour, je crois à la plus value de son usage dans de nombreux domaines (voir en exemple l’usage Twitter du Los Angeles Fire Department) mais je pense que cet outil de microblogging doit s’améliorer pour palier à ce genre de dérives.

Les terrains abandonnés du Web 2.0.

J’ai parlé du site de Ford qui a fermé son centre média.

J’ai pu voir sur le blogue de Jeff Jarvis que ce n’était pas la seule organisation à mettre fin à ce qu’elle commençait. Dans ce cas, il s’agit de communautés virtuelles créées par Disney et Mattel que ces deux compagnies ont décidé de fermer.

Et comme le décrit un article du Wall Street Journal sur le cas de Disney, la réaction est parfois forte face à ces décisions. La compagnie avait lancé en 2005 un jeu virtuel, Virtual Magic Kingdom (VMK), qui imitait le site de Disneyland. Ce monde virtuel à la sauce Second Life servait à mousser le 50e anniversaire de Disneyland qui, comme l’explique l’organisation, n’avait pas pour but de devenir un monde virtuel permanent. Et ainsi que le mentionne le journaliste, il s’agissait d’un site gratuit alors que Disney opère deux autres sites payants, Toontown et Club Penguin, ce dernier ayant été acheté à une firme de Colombie-Britannique pour 700 M$ en 2007.

Disney a donc fermé le site VMK début 2008, effaçant les avatars des joueurs et tous les accessoires accumulés. La réaction ne s’est pas fait attendre : site de contestation, pétitions, manifestations publiques. Il semble que tous les efforts n’ont pas fait changé d’idée à la compagnie. Mais cette publicité négative fera peut-être réfléchir les compagnies qui veulent lancer un site de jeu virtuel pour faire de la promotion sur le court terme. Car comme le dit l’auteur de l’article : “The situation shows how sticky things can get when free, nonrevenue-generating gimmicks blossom into hits”.

Les constructeurs automobiles croient-ils aux blogues?

Ma collègue Anne a noté dans son blogue le faible intérêt de la part des constructeurs automobiles pour les blogues corporatifs.

Cela a réveillé ma curiosité. Elle cite GM qui a la réputation d’avant-gardiste, ayant lancé un blogue back in 2001. J’écrivais précédemment que KIA et Chrysler avaient aussi lancé un blogue. Le wiki des entreprises du Fortune 500 qui bloguent indiquait que Ford en avait un. Donc, le big 3 américain avaient tous leur blogue.

Driving Conversations

Mais j’ai été étonné de réaliser, alors que GM lance un blogue pour le marché européen, que le blogue de Ford a disparu! Un article intéressant de Business Week parlait déjà de son déclin. Est-ce que les résultats était en-deça de leurs attentes? Car c’est une chose que de convaincre les entreprises de se lancer dans le Web 2.0. Mais si les évangélistes des nouveaux canaux de communications doivent faire dans la rétention d’entreprises, ils vont trouver le chemin long…

Du côté asiatique, j’ai aussi trouvé un blogue chez Toyota. Et en Europe, j’ai pu voir que Renault avait un blogue pour le côté Formule 1. En connaissez-vous d’autres?

Y-a-t-il des produits plus favorables aux blogues?

Il y a différentes raisons de créer un blogue corporatif. Il peut s’agir d’une fonction de relation publique : gérer les crises ou annoncer de nouveaux produits. Le blogue peut aussi avoir un accent marqué vers le marketing pour promouvoir la marque, créer une relation avec le client et aider à la rétention de ce dernier.

Pour établir ce lien de confiance entre la compagnie et le lecteur, une conversation doit s’établir. Il faut que la compagnie ait des éléments nouveaux à diffuser. Et des lecteurs intéressés par ces développements.

Il est fort possible qu’un aficionado d’automobiles ait un intérêt marqué à connaître les dernières nouveautés de son véhicule adoré. Par contre, il sera beaucoup moins facile d’aller chercher et de retenir les nombreux consommateurs de Kleenex (ou d’une autre marque de papiers mouchoirs).

Est-ce que l’utilisation marketing des blogues corporatifs serait limitée aux produits de marque ou de luxe ? Eh bien, il semble que ce ne soit pas le cas. Pour preuve, les blogues de Clorox, un fabricant de produits de nettoyage et de Graco, un fabricant de matériel pour les bébés.


Graco Blog


Sur le site de Gracobaby, il semble que la compagnie ait pris l’approche de donner la paroles aux employés qui sont également parents. Sans parler directement des produits, le blogue où se partagent les expériences des jeunes et moins jeunes parents permet de donner un visage humain à la compagnie et d’augmenter sa notoriété auprès de sa clientèle de parents. Car qui sait mieux l’importance de la sécurité et du bien-être d’un enfant qu’un parent?


Dr. Laundry Weblog


Le site de Clorox est plus convenu, avec des réponses à des questions (de lecteurs sûrement) sur l’utilisation de détergent. Le blogue est tenu par un seul auteur, un chercheur attitré au développement de produits chez Clorox. Ce qui donne à l’ensemble l’atmosphère des annonces des années 50 avec l’expert prouvant l’efficacité du produit. Et la plupart des problèmes trouvent leur solution dans un des produit Clorox…

Du Bisphénol A jusque dans les blogues

C’est bien d’avoir un blogue, mais encore faut-il être lu… Est-ce le cas d’un blogue pour une compagnie produisant du matériel de consommation courant comme Graco, qui fabrique du matériel pour les bébés (notamment des poussettes)?

Pour pouvoir comparer l’achalandage, j’ai essayé de comparer sur Alexa le blogue de Graco avec celui de Google, classé 17e blogue le plus populaire par Technorati et le seul blogue d’une compagnie dans le top 100.

Comparaison Alexa Graco Google

Malheureusement, comme Alexa n’examine pas les sous-domaines, il s’agit du rang du site de Graco en bleu par rapport au blogue de Google en rouge.

Ce qui demeure intéressant, c’est que le site a connu une grande popularité en avril. Nul doute que la nouvelle selon laquelle le Canada déclarait le bisphénol-A (BPA) toxique a créé de nombreuses inquiétudes chez les mères canadiennes, qui ont voulu avoir plus d’informations. Et il semble qu’elles se soient tournées en grand nombre vers la compagnie.

Bisphenol

Quelle a été la réaction de la compagnie? Aucune. Il faut dire que le principal danger du BPA provient de sa diffusion lorsque le plastique est chauffé, comme dans le cas des biberons en plastique, ce que ne produit pas la compagnie. Et même parmi les compagnies principalement visées, la moitié seulement ont mis de l’information concernant les BPA sur leur site (une des marques, The First Years, appartenant à Disney, ne semble même pas avoir de site Web). Nalgene, qui produit les bouteilles pour le plein-air, a mis en place un site Web spécialement consacré à ce sujet. Ils en parlent aussi dans leur blogue.

Quant à Graco, il semble que la compagnie croit également à la valeur du blogue comme moyen de communication, ayant répondu sur le blogue à une étude sorti en mai des Amis de la terre sur les dangers des retardants de feux contenus dans des produits pour bébés et qui vise directement la compagnie. Par contre, et comme le mentionne le communiqué, la compagnie a choisi d’émettre leur position officielle plutôt que de laisser discuter les parents-blogeurs sur le sujet.

Blogue-agisme

En parlant avec des personnes qui offrent des blogues comme outil de communication aux entreprises, on m’a beaucoup parlé de la difficulté à pousser les clients de plus de 40 ans à adopter le blogue. Souvent, ils l’apparentent à des média sociaux comme Facebook, ils l’étiquettent “jeunes” et de ce fait, ne se reconnaissent pas dans l’utilisation de cet outil de communication. Cette tendance se maintiendra t-elle?

Même si on perçoit tous autour de nous les difficultés relationnelles, liées aux différences générationnelles (voir Sautez le fossé des générations!), je me dis tout de même que certains baby-boomers ne s’inscrivent pas dans ce paradigme. En partageant mes réflexions avec une personne de mon entourage de cette génération, cette personne a vivement réagi, ne se reconnaissant pas dans ce mouvement de résistance au web 2.0.

D’ailleurs, le très sérieux magazine FORTUNE met en lumière la stratégie de Facebook pour séduire les adultes (hors génération Y) à travers l’article “Help Wanted: Adults on Facebook, the social networking site is making a big push to attract adults the world over“.

Ainsi, en s’y intéressant de plus près, on se rend compte que même si beaucoup font de la résistance, la conversion au blogue corporatif se fera sans heurt dans toutes les générations présentes dans les entreprises. Cependant, cette conversion dépendra des retombées positives, des success stories des blogues d’entreprises.

Que valent vos publicités ?

Avec votre site web, vous pouvez recevoir de plus en plus de rétroaction de vos clients sur vos produits. Et pourquoi ne pas demander de commentaires sur vos publicités ?

C’est une idée qui semble faire son chemin. Le blogue de Steve Rubel donne l’exemple d’une publicité d’American Express. Le site CNet (bientôt la propriété de CBS) offre directement la possibilité de commenter les publicités sur son site, ce qui bonifie l’offre du site pour les annonceurs.

CNET

Ce petit ajout permet possiblement d’aller chercher la réaction impulsive à une publicité, un peu comme un achat impulsif*. Même si une publicité fait réagir un client, positivement ou négativement, le client l’aura bien vite oublié, ou ne fera probablement pas l’effort d’aller sur le site pour trouver la page où il peut écrire un commentaire. Et dans le cas de sondages téléphoniques concernant des publicités, les questions renvoient aux souvenirs que la personne en garde.

Attacher une option de commentaire à la publicité sur Internet permet par contre de recueillir les impressions à chaud. Ce n’est peut-être pas aussi systématique qu’un groupe de discussions mais c’est beaucoup plus simple et moins onéreux. Et c’est une façon assez simple de gérer la relation avec vos clients, de montrer une ouverture et de tirer profit de leurs commentaires.

*À ce propos, il y a un exemple intéressant entourant la publication gratuite du livre Infected de Scott Sigler en format pdf pendant une durée limitée qui a fait jasé sur la blogosphère. Cory Doctorow critique le fait qu’un lecteur intéressé devra attendre avant de pouvoir se procurer une copie ; achat qu’il ne fera probablement pas.

Ce que pensent d’autres compagnies du Top 100…

Voici quelques détails intéressants dénichés en préparant le précédent texte sur le nombre de compagnies du Top 100 (du Top 500 du Journal Les Affaires) qui ont un blogue.

La politique de la Financière Sun Life Canada quant aux blogues est claire et semble fermée à leur utilisation:

“You must not make personal comments or share information or opinions about Sun Life Financial or its businesses on your personal internet home page or web log (”blog”), any internet chat room, or other similar public forum.”

D’ailleurs, voici la réponse de la compagnie lorsque contactée pour savoir si elle avait un blogue :

“Please be informed that the Standard Life Assurance Campany of Canada doesn’t have an external blog. Please note that the company has no interest in one at the moment, neither in the nearest future.”

Sur le site de Shell, j’ai trouvé cette entrevue Q&R avec un expert en innovation. Celui-ci mentionne que les employés feront preuve de créativité chez eux, notamment en écrivant un blogue, mais que cette créativité n’est parfois ni attendue, ni encouragéeau travail :

“And the people at Shell when they go home probably work on their digital photos, write a blog, mix a dance tune online, or they are in Second Life creating an avatar. When they come to work we often don’t expect people to bring those creative energies to their jobs, nor do we help them to do so. “

Incidemment, Shell n’a pas de blogue…

Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. Direct Energy Marketing, un détaillant et fournisseur de gaz naturel, d’électricité ainsi que d’autres services liés à la distribution d’énergie, semble offrir à ses employés des blogues internes. Comme le mentionne un de ses employés :

“We all have an internal blog in which we write our experiences, provide neat websites, and even ask for help. The blog is a great outlet for me to express what I’m learning and see what others are doing as well.” (Nous avons tous un blogue interne où nous écrivons nos experiences, partageons des sites intéressants, et où nous pouvons demander de l’aide. Le blogue est une superbe extension pour exprimer ce que j’ai appris et voir ce que les autres font également).