Archive for the 'Culture' Category

Réseautage social publiquement privé

Question: Que fait-on quand on veut retrouvez un(e) ami(e) perdu(e) de vue ?

Réponse : on la facebook.

Question: Comment savoir ce que fait actuellement une connaissance qui réside à 30 000 Km quand on ne peut pas l’appeler?

Réponse : on la facebook.

Les accrocs de Facebook reconnaîtront qu’ils consultent tous les jours les pages de quelques uns de leurs amis pour voir les photos de leur dernier voyage, quelque fois même pour simplement voir leur nouvelle coupe de cheveux. Grâce à l’onglet « que faites-vous en ce moment » ou «what are you doing right now? », vous saurez même s’il ou elle a loué pour la 20ème fois Autant en emporte le vent.

Au travers des différentes « friend request » nous accédons bon gré, mal gré aux informations intimes auparavant réservées aux amis. La vie privée est aujourd’hui publique, personne ne peut y échapper.

Cependant que seraient nos vies si la virtualité Facebook envahissait notre réalité quotidienne…

Un truc simple pour dénicher des occasions d’affaires sur le Web

L’Internet déborde d’opportunités pour faire la promotion de produits, pour les améliorer et pour rejoindre des clientèles ciblées. Et ce n’est pas seulement une méconnaissance du Web 2.0 qui peut faire rater ces occasions mais souvent leur côté insoupçonné.

Une façon bien simple de couper court est ce que Michelle Blanc appelle la vigie de marque, soit pour une entreprise de surveiller ce que les internautes disent d’eux.

Ça m’a tout de suite fait penser à un beau cas qu’on pourrait lier à de la recherche et développement de produits. J’ai été autrefois un grand amateur de jeux d’ordinateur. Un de mes jeux favoris, Grim Fandango, nous faisait suivre l’histoire d’un agent de voyages dans l’outre-monde. Sur Internet, j’ai pu voir qu’il y avait plusieurs communautés d’adeptes, malgré que le jeu soit sorti il y a maintenant 10 ans.

Sur un de ces forums, un aficionado a mentionné qu’un site au Royaume-Uni offrait un t-shirt à l’effigie de leur personnage fétiche. La petite communauté a beaucoup discuté de la couleur du t-shirt et de leurs propres préférences.

Et le commerçant s’est montré bien futé d’aller sur le forum et de tester ce marché ciblé, ce qui lui a permis de déterminer quelle serait la couleur de t-shirt la plus populaire.

Grim Fandango t-shirt website

D’ailleurs, il est fort probable que ceux qui ont exprimé leur préférence ont été les premiers acheteurs. À preuve, il était indiqué pendant un temps sur le site que tout le nouveau lot de t-shirts était vendu (j’ai réussi à en commander un de la couleur originale canneberge personnellement…).

Faites des recherches sur ce que vous offrez. Ouvrez la discussion avec ceux qui aiment vos produits. Tapez le nom de votre produit dans un moteur de recherche pour voir. L’Internet permet parfois de rejoindre des clients de manière inattendue…

Les erreurs de l’Encyclopædia Britannica

Un billet de Jean-Charles Condo de ce matin nous fait connaître une page de Wikipedia qui corrige les erreurs et omissions de l’Encyclopædia Britannica.

Les blogs et la lutte des classes

Un intéressant essai de Danah Boyd, aspirante PhD de la iSchool de Berkeley, a suscité beaucoup d’intérêt dans les médias cette semaine. La BBC, The Guardian et le blog de Farhad Manjoo du site Salon, notamment, en ont parlé. Cet article, intitulé “Viewing American class divisions through Facebook and MySpace“, que l’auteur prend bien soin de ne pas catégoriser comme une étude universitaire, démontrerait que les (jeunes) usagers des plateformes collaboratrices ont des choix qui sont liés à leurs classes sociales. Ainsi, comme le résume brutalement Manjoo, “MySpace is for freaks and Facebook is for preps”…

Lire les intéressants commentaires de Danay Boyd sur son blog, sur ces remous médiatiques.

Business Week vient de publier une intéressante carte des 30 villes les plus “blogueuses” au monde.

Il est assez intéressant de comparer ces données avec le rang des mêmes villes (agglomérations métropolitaines) selon leur population (source: http://www.citypopulation.de/World.html):

Blog ranking

Une exposition d’art sur Second Life™

La BBC nous apprend ce matin que les finissants en design du célèbre Goldsmiths College de l’Université de Londres présenteront l’exposition de leurs travaux de fin d’études dans une gallerie virtuelle sur Second Life. L’exposition ouvrira sur Second Life le 18 mai (cherchez “Annotations”). Les détails dans le communiqué de presse de l’Université.

Agrégateurs généralistes payants?

Une nouvelle plateforme de distribution de vidéos vient d’être lancée: Jalipo. Le lancement a eu hier. Le site est alimenté par des producteurs de contenu “traditionnels”, comme BBC, Al Jazeera ou Bloomberg et l’accès est payant (à la minute). Le principe me laisse dubitatif. Non pas l’accès payant, mais l’aspect générique de la chose. Mon intuition (basée sur le principe de la longue trace - “long tail” de Chris Anderson) me dit que les diffuseurs de contenu payant auront du succès s’ils ciblent des niches précises et des sujets suffisamment pointus. Qui vivra verra…

jalipo.png

Ça n’a pas rapport, mais c’est beau

Aucun rapport avec le monde des affaires, mais tout le monde parle aujourd’hui au Québec d’un magnifique site web sur Frédéric Back, le célébrissime créateur de films d’animation ayant gagné deux Oscars, notamment pour la splendide adaptation de Jean Giono, L’homme qui plantait des arbres. Ce site est d’une très grande richesse: 5000 oeuvres inédites, 1400 documents, des extraits de films, etc. Même si ça n’a aucun lien avec l’objet habituel de ce blog, certaines entreprises pourraient s’en inspirer en termes de navigabilité comme d’esthétisme. À voir absolument: www.fredericback.com.

fredericback.jpg

Casser du sucre sur Wikipedia, nouveau sport journalistique

C’est rendu une litanie lassante: remettre en question la pertinence et l’exactitude des informations publiées sur Wikipedia (ou sur les blogs, ou par n’importe quel vecteur collaboratif du Web 2.0). La journaliste Vivian Song de la chaîne de journaux Sun Media a fait un papier à ce sujet la semaine dernière. Mon collègue Ian dans son blog montre régulièrement son agacement face à la qualité du contenu qu’on retrouve sur les plateformes Web 2.0. Il suffit de faire une petite recherche avec les mots clefs “Wikipedia” et “accuracy” dans un aggréateur de nouvelles pour se rendre compte de la quantité de textes traitant du sujet.

N’en déplaise à mes collègues, je considère que le cassage de sucre intempestif sur le dos de Wikipedia, particulièrement de la part des journalistes, relève d’abord et avant tout d’un réflexe de conservation et de protection face à la montée d’une menace. Sans compter que les médias utilisent les doutes naturels qu’a le public envers la véracité des information qu’on retrouve sur le web.

D’une part, de nombreuses études montrent que Wikipedia n’est ni plus ni moins précise que des encyclopédies traditionnelles. Idem pour les blogs. Dans les deux cas, la très vaste majorité des rédacteurs sont des passionnés sinon des spécialistes de leur sujet. Combien de journalistes, même dans les médias les plus sérieux, ne contre-vérifient pas l’information qui est publiée? Sans compter les universitaires (à lire, un ouvrage récent passionant: Comment parler des livres que l’on n’a pas lus? de Pierre Bayard, chez Minuit). Il y aura toujours des nullités et des faussetés qui seront publiées, cela existe depuis la nuit des temps, et bien avant l’invention de Gutenberg.

Incidemment, on doit souligner l’initiative Assigment Zero conjointement lancée par le professeur de journalisme Jay Rosen (grand défenseur du “citizen journalism” - il alimente un blog passionnant intitulé PressThink et sous-titré “Ghost of democracy in the media machine”) et la journaliste du magazine Wired Lauren Sandler. Assignment Zero vise à rapprocher les journalistes professionnels des journalistes “citoyens”, en créant une salle de nouvelles virtuelle où des assignations peuvent être remplies par qui le veut bien.

Mais au-delà des considération de véracité et d’exactitudes de Wikipedia et des blogs, ce qui fait la force de ces canaux informationnels est qu’il répondent à des besoins très pointus et nichés. Ils répondent de la définition de la “longue traîne”, le phénomène identifié par Chris Anderson dans son best-sellers, The Long Tail. Le succès phénoménal de eBay ou de Amazon, par exemple, repose (entre autres choses) sur le fait qu’ils vendent une multitude de biens qui n’ont qu’un marché minuscule, mais l’Internet leur permet d’aller rejoindre presque la totalité de ces microscopiques marchés. C’est pourquoi le livre de Anderson est sous-titré “Why the future of business is selling less of more”. Dans un tel modèle d’affaires (par exemple chez Amazon), les ventes pour les livres peu demandés dépasse les ventes des livres en forte demande.

De la même manière, ce qui fait la richesse inouïe de Wikipedia, ça n’est pas tant l’article qu’on peut y lire sur l’histoire de la Belgique, mais plutôt les articles sur tel ministre, tel petit bled perdu aux confins du Plat Pays ou telle spécialité culinaire régionale. Le tout souvent mis à jour presque instantanément.

La question de la pertinence et de la véracité des informations diffusées sur le web par les “journalistes citoyens” ou les “auteurs libres” demeurera toujours comme elle a toujours été présente pour les médias traditionnel. Je me souviens qu’étudiant en science politique, mes collègues et moi nous amusions à comparer les notices des dictionnaires français traitants de sujets politiques au Canada, et plus particulièrement ceux tournant autour de la question nationale. Il était assez fascinant de constater les “lignes éditoriales” marquées entre le Larousse, le Robert ou Hachette, par exemple.

2007-03-23 15:55 Mise à jour:

Mon collègue Ian a répondu à ma note dans son blog:

My Weekly Rant - Judging The Quality of Information

Well, it was just matter of time before my cynism toward the Web 2.0 was going to a matter of discussion and I did not have to look very far. My colleague, Ianik, has taken issue with one of my rants, especially, My Weekly Rant - Web 2.0 As A Valid Information Source. I kind of threw Wikipedia under the bus with the legions of people who use it as a point of reference. Perhaps, I was little firm with my contention however; I would like to get point across again.

I’m not saying that Wikipedia is bad for internet users and its should not be consulted. My point is that as information gathers, we have to be more vlgilant in terms of where we collect information from, especially if we are unfamiliar the credited sources.

Ce à quoi j’ai répondu:

Well…

It’s exactly my point, dear colleague: to be vigilant and open minded about new sources, even “grassroot journalism”. Because trusted sources aren’t always trustable.

Remember, for instance, the “water memory” affair, when Jacques Benveniste has published in prestigious Nature magazine results of a scientific experiment claiming it proved the scientific evidence for homeopathy. He was later fired from the research center he worked for.

Or you surely remember numerous journalism scandals in the US past years, such as the case of Jayson Blair who was blamed for fabricating of quotes in 36 articles published in the NYT or Associated Press’ Christopher Newton who even “fabricating” no less than 40 people and organization, quoting them in his papers!

By the way, you’ll find two interesting papers about Jacques Benveniste and journalism scandals… in Wikipedia! ;-)
See you next time at the office with the waepons of your choice.

Steve Jobs ne veut plus des DRM

Dans un essai publié sur le site de Apple (”Thoughts on music”), Steve Jobs “invite” l’industrie à abandonner les systèmes de protection des droits d’auteurs (Digital Rights Management - DRM). Il en appelle en fait au quatre plus grandes compagnies de disques (Universal, Sony BMG, Warner et EMI) à abandonner cette technologie et à recourir à un format ouvert et libre. Selon lui, le recours à ces technologies de protection des droits encouragent le piratage et le partage illégal de fichiers musicaux plutôt qu’à les freiner - car ils sont trop contraignants en termes commerciaux pour les consommateurs. C’est donc à un tout autre modèle d’affaires qu’il fait appel…

Déjà de nombreuses réactions ont été enregistrées, comme l’explique (notamment) Alex Veiga d’ABC News dans un article publié ce matin.