Être compétitif sur Internet en utilisant l’intelligence des moteurs de recherche

Alors que je feuilletais le livre d’Avinash Kaushik: Web Analytics – One Hour A Day (Analyse Web – Une Heure Par Jour . Découvrez le blog d’Avinash Kaushik via notre blogoliste), je suis tombé par hasard sur un outil intéressant que je n’ai pas utilisé depuis un bon bout de temps. Bien que je sois réfractaire à l’utilisation des produits Microsoft au-delà du minimum nécessaire, je dois admettre que le AdCenter Labs (laboboratoire adCenter) est un bon outil qui mérite d’être mentionné. Si vous cherchez comment améliorer votre comportement concurrentiel sur le Web, le adCenter Labs de Microsoft peut vous intéresser. Bien qu’il ne soit pas nouveaut, cet outil puissant est vraiment sous-utilisé et doit être ramené sur le devant de la scène, plus particulièrement en ces temps difficiles où il est primordial d’optimiser la valeur d’entreprises déjà existantes.

Microsoft’s AdCenter Labs – l’outil intelligent

AdCenter extrait des informations concurrentielles et démographiques à partir des mots clés utilisés lors d’une recherche sur le Web. Imaginez juste un instant la masse inimaginable d’informations collectées par Google, MSN, Yahoo, etc lorsqu’un individu tape un mot clé. Vous êtes certainement d’accord sur le fait, que, chacun de ces mots-clés personnifie une intention. Par exemple, si vous entrez le mot clé “Dell” dans Microsoft’s Live Search, il est fort probable que vous souhaitez acheter un ordinateur. Vous voulez vraisemblablement en savoir plus sur les différents modèles proposés par Dell, les caractéristiques spécifiques de tel ou tel produit ou comparer les prix. Fort est à parier que votre recherche “Dell” traduit clairement votre intention d’acheter un ordinateur.

En outre, Microsoft collecte énormément de données personnelles via son  réseau Microsoft Live ID et peut donc faire le lien entre vos requêtes et vos informations démographiques (âge, sexe, localisation, etc.). Par exemple, si vous disposez d’un compte Hotmail, que vous utilisez Messenger ou que vous visitez régulièrement MSNVC, vos recherches sur Live Search vont êtres couplées avec vos informations démographiques pour connaître vos préférences et votre comportement sur Internet. Qu’en est-il si le moteur de recherche connaît les mots-clés que vous avez entré avant “Dell” et ceux que vous entrerez après ? Cela n’est-il pas un bon moyen de prédire votre comportement sur le Web? N’allez surtout pas penser que vous êtes protégé contre ce genre de collecte de données parce que vous n’utilisez aucun des services Microsoft mentionnés ci-dessus ni aucun autre outil du même genre. Vous êtes-vous déjà enregistré sur le site d’Expédia?  Expedia fait partie du réseau Microsoft’s Live ID et collecte vos informations et il en est de même pour plusieurs autres services du Web.

Ne croyez pas non plus que Microsoft est le seul à collecter des données de recherche et à faire le lien avec des informations démographiques. Le Big Brother en la matière est certainement … vous l’avez deviné: Google! Google utilise en effet une approche similaire.

Comment en profiter GRATUITEMENT

Qu’est-ce que cela peut-il vous apporter à vous, un organisme qui entretient son propre site Internet, qui fait du commerce sur le Web ou qui analyse la concurrence? Effectivement, cela n’aurait aucune valeur si ces données étaient stockées sur les serveurs de Microsoft ou de Google et ne servaient qu’en interne. Mais, tenez-vous bien: Goole et Microsoft offrent un ACCES LIBRE et légal à l’intelligence enfouie dans leur couplage de données.
Quelques exemples:

L’outil de prédiction démographique de Microsoft (cliquez ici pour y accéder)

Cet outil vous intéresserait-il si vous souhaitiez collecter des informations démographiques de base sur tout individu tapant ‘Quebec investment’ (les investissements au Québec) sur un moteur de recherche? Qu’en est-il si vous êtes une organisation dont le but est d’attirer des investissements? Qu’en est-il si vous souhaitez lancer une campagne marketing sur Internet et êtes à la recherche des bons mots clés pour atteindre votre public?

Et si vous étiez un consultant privé qui souhaite vendre des assurances vies?  Les informations suivantes vous aideraient-elles à concevoir une campagne marketing en ligne? Et si vous pouviez répéter votre requête en utilisant cet outil en entrant des mots clés supplémentaires et des combinaisons pour obtenir plus de résultats?
Utile ou pas?

MS - Search funnels tool (L’entonnoir de recherche de Microsoft):

Imaginez que vous êtes une entreprise qui utilise Internet pour vendre des produits ou pour générer des marges. Cela ne vous intéresserait-il pas de savoir ce que les gens ont en tête avant de rentrer le nom de votre produit dans un moteur de recherche? Et si vous pouviez connaître leurs intentions après avoir tapé un mot clé en lien avec votre produit? Ne serait-il pas intéressant de savoir quels noms leur viennent à l’esprit quand ils cherchent un produit/service particulier? Cette intelligence prend de la valeur quand vous avez besoin de déterminer les mots clés de votre propre campagne ou d’adapter le texte de votre message publicitaire selon les pensées de votre cible de consommateurs.

Sept bonnes raisons pour intégrer l’analyse Web

Un webcast récemment présenté aux membres de la WAA (Web Analytics Association)* exposait les prévisions du marché de l’analyse Web pour 2009. Plus de 600 entreprises de toutes tailles (de 5 à plus de 5000 employés) ont participé à cette enquête. Elles ont notamment partagé leur point du vue sur ce thème et ont exprimé leur intention d’utiliser ou non l’analyse Web comme outil de développement pour la vente de leurs produits et services en 2009.

Analyse Web – une nécessité absolue pour contrôler les objectifs Web

Tandis qu’un pourcentage relativement important d’entreprises dépend directement des services d’Internet pour engendrer des revenus, la légitimité d’un site Web dépend aussi de sa capacité à satisfaire d’autres objectifs  tel que augmenter le lectorat de contenu, encourager les rapports sociaux ou générer des opportunités d’affaires. Sans objectif préalablement établi, la maintenance d’un site Internet devient hasardeuse (dans le meilleur des cas) voire même contreproductive. L’importance de l’analyse Web est indéniable, non seulement pour les sociétés qui font des affaires en ligne mais pour toutes celles qui possèdent leur propre site Internet: agences gouvernementales, corporations, organisations non gouvernementales, associations caritatives, fondations et, bien sûr, le commerce en ligne.

Par ce biais, chaque entreprise peut récolter des informations d’ordre stratégique : « Qui a visité mon site Internet ? D’où vient-il ? Quels sont les éléments qui ont éveillé son intérêt ? Quel chemin a-t-il emprunté pour arriver à cette page ? Combien de temps est-il resté ? »

Que pouvons-nous apprendre de ceux qui utilisent déjà l’analyse Web?

Des utilisateurs précoces (lors des balbutiements de l’analyse Web - il y a 6 ou 8 ans) aux « baby-users » (ceux qui ne l’utilisent que depuis peu), quel sont les sept objectifs premiers qu’ils poursuivent avec l’analyse Web dans leur entreprise ?
the purpose of web analytics

— TRADUCTION DU TABLEAU

Quel est le but du Web analytique dans votre entreprise ?

  • Optimiser les fonctionnalités d’un site Internet et les conversions - 75,8%
  • Analyser les performances passées - 70,1%
  • Optimiser les performances marketing et les conversions - 58,5%
  • Guider une modification du site Internet - 47,5%
  • Fournir des indicateurs de performance pour des campagnes futures - 46,3%
  • Préparer des réalisations/tests novateurs - 35,9%
  • Budgétiser/planifier les objectifs de l’entreprise - 31,3

— FIN DE TRADUCTION

L’analyse Web améliore les fonctionnalités et le taux de conversion d’un site Internet

En 2008, plus de 75% des entreprises ont affirmé que l’analyse Web leur a permis d’optimiser les fonctionnalités d’un site Internet ou d’accroître son taux de conversion. La conversion est un ratio qui mesure l’efficacité en fonction d’un objectif préalablement défini et lié à une action précise tel que: télécharger un document, remplir un formulaire, finaliser une vente par exemple. Ce taux de conversion sert par la suite de référence lors de l’amélioration des èlements qui influent sur l’atteinte de l’objectif: modifier l’utilisabilité du site, revoir les chemins d’accès aux pages cible, anlayser les embuches rencontrés, changements de textes etc.

Prenons un exemple. Disons que votre objectif est de récolter les courriels de visiteurs potentiellement intéressés par vos produits/services. Vous décidez donc de publier un livre blanc démontrant les avantages techniques de votre offre par rapport aux besoins du secteur. Chaque visiteur qui souhaite télécharger ce document devra au préalable remplir un formulaire en indiquant quelques renseignements personnels tel que le nom et l’adresse courriel. Le taux de conversion sera alors le nombre de visiteurs qui téléchargeront le livre blanc par rapport au nombre total des visiteurs de votre site web.

(à suivre…)

** L’analyse Web est la mesure, la collecte, l’analyse et le reporting de données Internet dans le but de comprendre et d’optimiser l’utilisation d’un site Web.

A propos des participants du sondage Analyse Web:

web analytics - survey participants

web analytics - survey participants

web analytics - survey participants

web analytics - survey participants

Hôpitaux 2.0

Test - L’intérêt pour le Web 2.0 dans l’industrie de la santé se développe rapidement, selon ce qu’on peut voir sur le blogue Health Care Blog.

Les nouvelles entreprises bourgeonnent dans ce secteur pour créer des sites qui offrent des conseils, en plus de mettre en relation les personnes atteintes d’une même maladie et de leur permettre de collaborer. Certains de ces sites de Santé2.0 (Health2.0), dont Revolution Health aux États-Unis, proposent même d’évaluer les soins de santé pour que le patient choisisse où il ira se faire soigner.

Revolution Health

Cette pratique n’est pas limitée aux États-Unis. Le CEFRIO a publié une enquête au début de l’année sur cette tendance au Québec :

36 % des adultes québécois se sont servis d’Internet pour chercher des renseignements médicaux ou liés à la santé, que ce soit pour eux ou pour quelqu’un d’autre; 24 % pour obtenir des informations sur une maladie en particulier; 23 % pour en savoir plus sur le traitement de maladies et enfin, 22 % pour obtenir de l’information sur le mode de vie (régime, nutrition exercice, prévention des maladies).

Pour un centre de soin et son équipe de communication, ces sites Santé2.0 sont des plateformes idéales pour rejoindre les patients et pour connaître leur opinion quant à la qualité des soins prodigués dans leur établissement. Et l’importance d’y prendre part augmentera à mesure que ces sites deviendront des portails d’entrée où convergeront les gens qui cherchent des informations sur des questions médicales.

Pour rejoindre ces patients, l’équipe de communication d’un centre de soin pourrait se donner le mandat de suivre les différentes conversations (questions sur les forums, wiki se constituant sur les maladies et les différents soins proposés, etc.), d’y répondre et d’inviter à visiter leur propre centre média pour y trouver des informations complémentaires.

Car la profusion des sites va entraîner une qualité de l’information inégale. Des informations incorrectes peuvent amener à des malentendus si le patient reçoit une information divergente du médecin et celle qu’il se sera procuré sur ces sites. Une présence du personnel de l’hôpital permettrait de rectifier les informations incorrectes et d’augmenter la qualité générale de l’information disponible.

Un centre média demeure ainsi un outil complémentaire essentiel. Il constituera une source d’information fiable pour les patients. Le site permettra aussi de conserver et de laisser à la disposition des patients les informations qui auront été disséminés dans les différents sites de santé 2.0.

Et l’information qui se transmettait du médecin au patient dans une relation un-à-un au cours d’un entretien ponctuel pourra dorénavant être partagée dans une relation un-à-plusieurs et être conservé dans le temps, augmentant d’autant la portée des information fournie.

Twitter est malade!


Twitter est malade! L’outil essentiel du microblogging vient de démontrer ses premiers signes de faiblesses. En parcourant les news de la blogosphère ce matin, j’ai lu que Ariel Waldman, blogueuse reconnue, consultante en média sociaux et éditrice de Shake Well Before Use est victime de harcèlement via Twitter. L’incongruité n’est pas le harcèlement en soi, c’est l’incapacité de Twitter de régler la question en empêchant le harceleur d’accéder à sa victime. Ça vous semble diffus? Je m’explique.

Twitter permet de partager notre quotidien de manière brève et spontanée, de dire ce qu’on est en train de faire à travers des messages courts (140 caractères) en les envoyant par le Web, la messagerie instantanée ou numérique. Ainsi, on peut suivre le quotidien de personnes qui nous intéressent pour des raisons professionnelles ou personnelles.

L’illustration suivante démontre avec humour à quel point Twitter est un phénomène Internet qui connait une croissance exponentielle en terme d’usagers.

Twitter

C’est à travers Twitter que Ariel Waldman a reçu des messages malveillants de la part d’un(e) utilisateur(trice). La consultante a aussitôt demandé à Twitter de désactiver le compte de cette personne du site, mais la compagnie lui a répondu qu’elle ne pouvait le faire dans les termes suivants:

“Unfortunately, although [this user’s] behavior is admittedly mean, [s/he] isn’t necessarily doing anything against our terms of service. I’ve been following [their] profile since your first complaint to monitor [them], as well. We can’t remove [this user’s] profile or ban [this user’s] IP address; [they’re] not doing anything illegal.”

Twitter.

Ne vous méprenez pas, j’aime Twitter comme au premier jour, je crois à la plus value de son usage dans de nombreux domaines (voir en exemple l’usage Twitter du Los Angeles Fire Department) mais je pense que cet outil de microblogging doit s’améliorer pour palier à ce genre de dérives.

Les terrains abandonnés du Web 2.0.

J’ai parlé du site de Ford qui a fermé son centre média.

J’ai pu voir sur le blogue de Jeff Jarvis que ce n’était pas la seule organisation à mettre fin à ce qu’elle commençait. Dans ce cas, il s’agit de communautés virtuelles créées par Disney et Mattel que ces deux compagnies ont décidé de fermer.

Et comme le décrit un article du Wall Street Journal sur le cas de Disney, la réaction est parfois forte face à ces décisions. La compagnie avait lancé en 2005 un jeu virtuel, Virtual Magic Kingdom (VMK), qui imitait le site de Disneyland. Ce monde virtuel à la sauce Second Life servait à mousser le 50e anniversaire de Disneyland qui, comme l’explique l’organisation, n’avait pas pour but de devenir un monde virtuel permanent. Et ainsi que le mentionne le journaliste, il s’agissait d’un site gratuit alors que Disney opère deux autres sites payants, Toontown et Club Penguin, ce dernier ayant été acheté à une firme de Colombie-Britannique pour 700 M$ en 2007.

Disney a donc fermé le site VMK début 2008, effaçant les avatars des joueurs et tous les accessoires accumulés. La réaction ne s’est pas fait attendre : site de contestation, pétitions, manifestations publiques. Il semble que tous les efforts n’ont pas fait changé d’idée à la compagnie. Mais cette publicité négative fera peut-être réfléchir les compagnies qui veulent lancer un site de jeu virtuel pour faire de la promotion sur le court terme. Car comme le dit l’auteur de l’article : “The situation shows how sticky things can get when free, nonrevenue-generating gimmicks blossom into hits”.

Les constructeurs automobiles croient-ils aux blogues?

Ma collègue Anne a noté dans son blogue le faible intérêt de la part des constructeurs automobiles pour les blogues corporatifs.

Cela a réveillé ma curiosité. Elle cite GM qui a la réputation d’avant-gardiste, ayant lancé un blogue back in 2001. J’écrivais précédemment que KIA et Chrysler avaient aussi lancé un blogue. Le wiki des entreprises du Fortune 500 qui bloguent indiquait que Ford en avait un. Donc, le big 3 américain avaient tous leur blogue.

Driving Conversations

Mais j’ai été étonné de réaliser, alors que GM lance un blogue pour le marché européen, que le blogue de Ford a disparu! Un article intéressant de Business Week parlait déjà de son déclin. Est-ce que les résultats était en-deça de leurs attentes? Car c’est une chose que de convaincre les entreprises de se lancer dans le Web 2.0. Mais si les évangélistes des nouveaux canaux de communications doivent faire dans la rétention d’entreprises, ils vont trouver le chemin long…

Du côté asiatique, j’ai aussi trouvé un blogue chez Toyota. Et en Europe, j’ai pu voir que Renault avait un blogue pour le côté Formule 1. En connaissez-vous d’autres?

Y-a-t-il des produits plus favorables aux blogues?

Il y a différentes raisons de créer un blogue corporatif. Il peut s’agir d’une fonction de relation publique : gérer les crises ou annoncer de nouveaux produits. Le blogue peut aussi avoir un accent marqué vers le marketing pour promouvoir la marque, créer une relation avec le client et aider à la rétention de ce dernier.

Pour établir ce lien de confiance entre la compagnie et le lecteur, une conversation doit s’établir. Il faut que la compagnie ait des éléments nouveaux à diffuser. Et des lecteurs intéressés par ces développements.

Il est fort possible qu’un aficionado d’automobiles ait un intérêt marqué à connaître les dernières nouveautés de son véhicule adoré. Par contre, il sera beaucoup moins facile d’aller chercher et de retenir les nombreux consommateurs de Kleenex (ou d’une autre marque de papiers mouchoirs).

Est-ce que l’utilisation marketing des blogues corporatifs serait limitée aux produits de marque ou de luxe ? Eh bien, il semble que ce ne soit pas le cas. Pour preuve, les blogues de Clorox, un fabricant de produits de nettoyage et de Graco, un fabricant de matériel pour les bébés.


Graco Blog


Sur le site de Gracobaby, il semble que la compagnie ait pris l’approche de donner la paroles aux employés qui sont également parents. Sans parler directement des produits, le blogue où se partagent les expériences des jeunes et moins jeunes parents permet de donner un visage humain à la compagnie et d’augmenter sa notoriété auprès de sa clientèle de parents. Car qui sait mieux l’importance de la sécurité et du bien-être d’un enfant qu’un parent?


Dr. Laundry Weblog


Le site de Clorox est plus convenu, avec des réponses à des questions (de lecteurs sûrement) sur l’utilisation de détergent. Le blogue est tenu par un seul auteur, un chercheur attitré au développement de produits chez Clorox. Ce qui donne à l’ensemble l’atmosphère des annonces des années 50 avec l’expert prouvant l’efficacité du produit. Et la plupart des problèmes trouvent leur solution dans un des produit Clorox…

Du Bisphénol A jusque dans les blogues

C’est bien d’avoir un blogue, mais encore faut-il être lu… Est-ce le cas d’un blogue pour une compagnie produisant du matériel de consommation courant comme Graco, qui fabrique du matériel pour les bébés (notamment des poussettes)?

Pour pouvoir comparer l’achalandage, j’ai essayé de comparer sur Alexa le blogue de Graco avec celui de Google, classé 17e blogue le plus populaire par Technorati et le seul blogue d’une compagnie dans le top 100.

Comparaison Alexa Graco Google

Malheureusement, comme Alexa n’examine pas les sous-domaines, il s’agit du rang du site de Graco en bleu par rapport au blogue de Google en rouge.

Ce qui demeure intéressant, c’est que le site a connu une grande popularité en avril. Nul doute que la nouvelle selon laquelle le Canada déclarait le bisphénol-A (BPA) toxique a créé de nombreuses inquiétudes chez les mères canadiennes, qui ont voulu avoir plus d’informations. Et il semble qu’elles se soient tournées en grand nombre vers la compagnie.

Bisphenol

Quelle a été la réaction de la compagnie? Aucune. Il faut dire que le principal danger du BPA provient de sa diffusion lorsque le plastique est chauffé, comme dans le cas des biberons en plastique, ce que ne produit pas la compagnie. Et même parmi les compagnies principalement visées, la moitié seulement ont mis de l’information concernant les BPA sur leur site (une des marques, The First Years, appartenant à Disney, ne semble même pas avoir de site Web). Nalgene, qui produit les bouteilles pour le plein-air, a mis en place un site Web spécialement consacré à ce sujet. Ils en parlent aussi dans leur blogue.

Quant à Graco, il semble que la compagnie croit également à la valeur du blogue comme moyen de communication, ayant répondu sur le blogue à une étude sorti en mai des Amis de la terre sur les dangers des retardants de feux contenus dans des produits pour bébés et qui vise directement la compagnie. Par contre, et comme le mentionne le communiqué, la compagnie a choisi d’émettre leur position officielle plutôt que de laisser discuter les parents-blogeurs sur le sujet.

Que valent vos publicités ?

Avec votre site web, vous pouvez recevoir de plus en plus de rétroaction de vos clients sur vos produits. Et pourquoi ne pas demander de commentaires sur vos publicités ?

C’est une idée qui semble faire son chemin. Le blogue de Steve Rubel donne l’exemple d’une publicité d’American Express. Le site CNet (bientôt la propriété de CBS) offre directement la possibilité de commenter les publicités sur son site, ce qui bonifie l’offre du site pour les annonceurs.

CNET

Ce petit ajout permet possiblement d’aller chercher la réaction impulsive à une publicité, un peu comme un achat impulsif*. Même si une publicité fait réagir un client, positivement ou négativement, le client l’aura bien vite oublié, ou ne fera probablement pas l’effort d’aller sur le site pour trouver la page où il peut écrire un commentaire. Et dans le cas de sondages téléphoniques concernant des publicités, les questions renvoient aux souvenirs que la personne en garde.

Attacher une option de commentaire à la publicité sur Internet permet par contre de recueillir les impressions à chaud. Ce n’est peut-être pas aussi systématique qu’un groupe de discussions mais c’est beaucoup plus simple et moins onéreux. Et c’est une façon assez simple de gérer la relation avec vos clients, de montrer une ouverture et de tirer profit de leurs commentaires.

*À ce propos, il y a un exemple intéressant entourant la publication gratuite du livre Infected de Scott Sigler en format pdf pendant une durée limitée qui a fait jasé sur la blogosphère. Cory Doctorow critique le fait qu’un lecteur intéressé devra attendre avant de pouvoir se procurer une copie ; achat qu’il ne fera probablement pas.

Ce que pensent d’autres compagnies du Top100…

Voici quelques détails intéressants dénichés en préparant le précédent texte sur le nombre de compagnies du Top100 (du Top500 du Journal Les Affaires) qui ont un blogue.

La politique de la Financière Sun Life Canada quant aux blogues est claire et semble fermée à leur utilisation:

“You must not make personal comments or share information or opinions about Sun Life Financial or its businesses on your personal internet home page or web log (”blog”), any internet chat room, or other similar public forum.”

D’ailleurs, voici la réponse de la compagnie lorsque contactée pour savoir si elle avait un blogue :

“Please be informed that the Standard Life Assurance Campany of Canada doesn’t have an external blog. Please note that the company has no interest in one at the moment, neither in the nearest future.”

Sur le site de Shell, j’ai trouvé cette entrevue Q&R avec un expert en innovation. Celui-ci mentionne que les employés feront preuve de créativité chez eux, notamment en écrivant un blogue, mais que cette créativité n’est parfois ni attendue, ni encouragéeau travail :

“And the people at Shell when they go home probably work on their digital photos, write a blog, mix a dance tune online, or they are in Second Life creating an avatar. When they come to work we often don’t expect people to bring those creative energies to their jobs, nor do we help them to do so. “

Incidemment, Shell n’a pas de blogue…

Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. Direct Energy Marketing, un détaillant et fournisseur de gaz naturel, d’électricité ainsi que d’autres services liés à la distribution d’énergie, semble offrir à ses employés des blogues internes. Comme le mentionne un de ses employés :

“We all have an internal blog in which we write our experiences, provide neat websites, and even ask for help. The blog is a great outlet for me to express what I’m learning and see what others are doing as well.” (Nous avons tous un blogue interne où nous écrivons nos experiences, partageons des sites intéressants, et où nous pouvons demander de l’aide. Le blogue est une superbe extension pour exprimer ce que j’ai appris et voir ce que les autres font également).