Hôpitaux 2.0

L’intérêt pour le Web 2.0 dans l’industrie de la santé se développe rapidement, selon ce qu’on peut voir sur le blogue Health Care Blog.

Les nouvelles entreprises bourgeonnent dans ce secteur pour créer des sites qui offrent des conseils, en plus de mettre en relation les personnes atteintes d’une même maladie et de leur permettre de collaborer. Certains de ces sites de Santé2.0 (Health2.0), dont Revolution Health aux États-Unis, proposent même d’évaluer les soins de santé pour que le patient choisisse où il ira se faire soigner.

Revolution Health

Cette pratique n’est pas limitée aux États-Unis. Le CEFRIO a publié une enquête au début de l’année sur cette tendance au Québec :

36 % des adultes québécois se sont servis d’Internet pour chercher des renseignements médicaux ou liés à la santé, que ce soit pour eux ou pour quelqu’un d’autre; 24 % pour obtenir des informations sur une maladie en particulier; 23 % pour en savoir plus sur le traitement de maladies et enfin, 22 % pour obtenir de l’information sur le mode de vie (régime, nutrition exercice, prévention des maladies).

Pour un centre de soin et son équipe de communication, ces sites Santé2.0 sont des plateformes idéales pour rejoindre les patients et pour connaître leur opinion quant à la qualité des soins prodigués dans leur établissement. Et l’importance d’y prendre part augmentera à mesure que ces sites deviendront des portails d’entrée où convergeront les gens qui cherchent des informations sur des questions médicales.

Pour rejoindre ces patients, l’équipe de communication d’un centre de soin pourrait se donner le mandat de suivre les différentes conversations (questions sur les forums, wiki se constituant sur les maladies et les différents soins proposés, etc.), d’y répondre et d’inviter à visiter leur propre centre média pour y trouver des informations complémentaires.

Car la profusion des sites va entraîner une qualité de l’information inégale. Des informations incorrectes peuvent amener à des malentendus si le patient reçoit une information divergente du médecin et celle qu’il se sera procuré sur ces sites. Une présence du personnel de l’hôpital permettrait de rectifier les informations incorrectes et d’augmenter la qualité générale de l’information disponible.

Un centre média demeure ainsi un outil complémentaire essentiel. Il constituera une source d’information fiable pour les patients. Le site permettra aussi de conserver et de laisser à la disposition des patients les informations qui auront été disséminés dans les différents sites de santé 2.0.

Et l’information qui se transmettait du médecin au patient dans une relation un-à-un au cours d’un entretien ponctuel pourra dorénavant être partagée dans une relation un-à-plusieurs et être conservé dans le temps, augmentant d’autant la portée des information fournie.

Les terrains abandonnés du Web 2.0.

J’ai parlé du site de Ford qui a fermé son centre média.

J’ai pu voir sur le blogue de Jeff Jarvis que ce n’était pas la seule organisation à mettre fin à ce qu’elle commençait. Dans ce cas, il s’agit de communautés virtuelles créées par Disney et Mattel que ces deux compagnies ont décidé de fermer.

Et comme le décrit un article du Wall Street Journal sur le cas de Disney, la réaction est parfois forte face à ces décisions. La compagnie avait lancé en 2005 un jeu virtuel, Virtual Magic Kingdom (VMK), qui imitait le site de Disneyland. Ce monde virtuel à la sauce Second Life servait à mousser le 50e anniversaire de Disneyland qui, comme l’explique l’organisation, n’avait pas pour but de devenir un monde virtuel permanent. Et ainsi que le mentionne le journaliste, il s’agissait d’un site gratuit alors que Disney opère deux autres sites payants, Toontown et Club Penguin, ce dernier ayant été acheté à une firme de Colombie-Britannique pour 700 M$ en 2007.

Disney a donc fermé le site VMK début 2008, effaçant les avatars des joueurs et tous les accessoires accumulés. La réaction ne s’est pas fait attendre : site de contestation, pétitions, manifestations publiques. Il semble que tous les efforts n’ont pas fait changé d’idée à la compagnie. Mais cette publicité négative fera peut-être réfléchir les compagnies qui veulent lancer un site de jeu virtuel pour faire de la promotion sur le court terme. Car comme le dit l’auteur de l’article : “The situation shows how sticky things can get when free, nonrevenue-generating gimmicks blossom into hits”.

Les constructeurs automobiles croient-ils aux blogues?

Ma collègue Anne a noté dans son blogue le faible intérêt de la part des constructeurs automobiles pour les blogues corporatifs.

Cela a réveillé ma curiosité. Elle cite GM qui a la réputation d’avant-gardiste, ayant lancé un blogue back in 2001. J’écrivais précédemment que KIA et Chrysler avaient aussi lancé un blogue. Le wiki des entreprises du Fortune 500 qui bloguent indiquait que Ford en avait un. Donc, le big 3 américain avaient tous leur blogue.

Driving Conversations

Mais j’ai été étonné de réaliser, alors que GM lance un blogue pour le marché européen, que le blogue de Ford a disparu! Un article intéressant de Business Week parlait déjà de son déclin. Est-ce que les résultats était en-deça de leurs attentes? Car c’est une chose que de convaincre les entreprises de se lancer dans le Web 2.0. Mais si les évangélistes des nouveaux canaux de communications doivent faire dans la rétention d’entreprises, ils vont trouver le chemin long…

Du côté asiatique, j’ai aussi trouvé un blogue chez Toyota. Et en Europe, j’ai pu voir que Renault avait un blogue pour le côté Formule 1. En connaissez-vous d’autres?

Du Bisphénol A jusque dans les blogues

C’est bien d’avoir un blogue, mais encore faut-il être lu… Est-ce le cas d’un blogue pour une compagnie produisant du matériel de consommation courant comme Graco, qui fabrique du matériel pour les bébés (notamment des poussettes)?

Pour pouvoir comparer l’achalandage, j’ai essayé de comparer sur Alexa le blogue de Graco avec celui de Google, classé 17e blogue le plus populaire par Technorati et le seul blogue d’une compagnie dans le top 100.

Comparaison Alexa Graco Google

Malheureusement, comme Alexa n’examine pas les sous-domaines, il s’agit du rang du site de Graco en bleu par rapport au blogue de Google en rouge.

Ce qui demeure intéressant, c’est que le site a connu une grande popularité en avril. Nul doute que la nouvelle selon laquelle le Canada déclarait le bisphénol-A (BPA) toxique a créé de nombreuses inquiétudes chez les mères canadiennes, qui ont voulu avoir plus d’informations. Et il semble qu’elles se soient tournées en grand nombre vers la compagnie.

Bisphenol

Quelle a été la réaction de la compagnie? Aucune. Il faut dire que le principal danger du BPA provient de sa diffusion lorsque le plastique est chauffé, comme dans le cas des biberons en plastique, ce que ne produit pas la compagnie. Et même parmi les compagnies principalement visées, la moitié seulement ont mis de l’information concernant les BPA sur leur site (une des marques, The First Years, appartenant à Disney, ne semble même pas avoir de site Web). Nalgene, qui produit les bouteilles pour le plein-air, a mis en place un site Web spécialement consacré à ce sujet. Ils en parlent aussi dans leur blogue.

Quant à Graco, il semble que la compagnie croit également à la valeur du blogue comme moyen de communication, ayant répondu sur le blogue à une étude sorti en mai des Amis de la terre sur les dangers des retardants de feux contenus dans des produits pour bébés et qui vise directement la compagnie. Par contre, et comme le mentionne le communiqué, la compagnie a choisi d’émettre leur position officielle plutôt que de laisser discuter les parents-blogeurs sur le sujet.

Y-a-t-il des produits plus favorables aux blogues?

Il y a différentes raisons de créer un blogue corporatif. Il peut s’agir d’une fonction de relation publique : gérer les crises ou annoncer de nouveaux produits. Le blogue peut aussi avoir un accent marqué vers le marketing pour promouvoir la marque, créer une relation avec le client et aider à la rétention de ce dernier.

Pour établir ce lien de confiance entre la compagnie et le lecteur, une conversation doit s’établir. Il faut que la compagnie ait des éléments nouveaux à diffuser. Et des lecteurs intéressés par ces développements.

Il est fort possible qu’un aficionado d’automobiles ait un intérêt marqué à connaître les dernières nouveautés de son véhicule adoré. Par contre, il sera beaucoup moins facile d’aller chercher et de retenir les nombreux consommateurs de Kleenex (ou d’une autre marque de papiers mouchoirs).

Est-ce que l’utilisation marketing des blogues corporatifs serait limitée aux produits de marque ou de luxe ? Eh bien, il semble que ce ne soit pas le cas. Pour preuve, les blogues de Clorox, un fabricant de produits de nettoyage et de Graco, un fabricant de matériel pour les bébés.


Graco Blog


Sur le site de Gracobaby, il semble que la compagnie ait pris l’approche de donner la paroles aux employés qui sont également parents. Sans parler directement des produits, le blogue où se partagent les expériences des jeunes et moins jeunes parents permet de donner un visage humain à la compagnie et d’augmenter sa notoriété auprès de sa clientèle de parents. Car qui sait mieux l’importance de la sécurité et du bien-être d’un enfant qu’un parent?


Dr. Laundry Weblog


Le site de Clorox est plus convenu, avec des réponses à des questions (de lecteurs sûrement) sur l’utilisation de détergent. Le blogue est tenu par un seul auteur, un chercheur attitré au développement de produits chez Clorox. Ce qui donne à l’ensemble l’atmosphère des annonces des années 50 avec l’expert prouvant l’efficacité du produit. Et la plupart des problèmes trouvent leur solution dans un des produit Clorox…

Que valent vos publicités ?

Avec votre site web, vous pouvez recevoir de plus en plus de rétroaction de vos clients sur vos produits. Et pourquoi ne pas demander de commentaires sur vos publicités ?

C’est une idée qui semble faire son chemin. Le blogue de Steve Rubel donne l’exemple d’une publicité d’American Express. Le site CNet (bientôt la propriété de CBS) offre directement la possibilité de commenter les publicités sur son site, ce qui bonifie l’offre du site pour les annonceurs.

CNET

Ce petit ajout permet possiblement d’aller chercher la réaction impulsive à une publicité, un peu comme un achat impulsif*. Même si une publicité fait réagir un client, positivement ou négativement, le client l’aura bien vite oublié, ou ne fera probablement pas l’effort d’aller sur le site pour trouver la page où il peut écrire un commentaire. Et dans le cas de sondages téléphoniques concernant des publicités, les questions renvoient aux souvenirs que la personne en garde.

Attacher une option de commentaire à la publicité sur Internet permet par contre de recueillir les impressions à chaud. Ce n’est peut-être pas aussi systématique qu’un groupe de discussions mais c’est beaucoup plus simple et moins onéreux. Et c’est une façon assez simple de gérer la relation avec vos clients, de montrer une ouverture et de tirer profit de leurs commentaires.

*À ce propos, il y a un exemple intéressant entourant la publication gratuite du livre Infected de Scott Sigler en format pdf pendant une durée limitée qui a fait jasé sur la blogosphère. Cory Doctorow critique le fait qu’un lecteur intéressé devra attendre avant de pouvoir se procurer une copie ; achat qu’il ne fera probablement pas.

Ce que pensent d’autres compagnies du Top100…

Voici quelques détails intéressants dénichés en préparant le précédent texte sur le nombre de compagnies du Top100 (du Top500 du Journal Les Affaires) qui ont un blogue.

La politique de la Financière Sun Life Canada quant aux blogues est claire et semble fermée à leur utilisation:

“You must not make personal comments or share information or opinions about Sun Life Financial or its businesses on your personal internet home page or web log (”blog”), any internet chat room, or other similar public forum.”

D’ailleurs, voici la réponse de la compagnie lorsque contactée pour savoir si elle avait un blogue :

“Please be informed that the Standard Life Assurance Campany of Canada doesn’t have an external blog. Please note that the company has no interest in one at the moment, neither in the nearest future.”

Sur le site de Shell, j’ai trouvé cette entrevue Q&R avec un expert en innovation. Celui-ci mentionne que les employés feront preuve de créativité chez eux, notamment en écrivant un blogue, mais que cette créativité n’est parfois ni attendue, ni encouragéeau travail :

“And the people at Shell when they go home probably work on their digital photos, write a blog, mix a dance tune online, or they are in Second Life creating an avatar. When they come to work we often don’t expect people to bring those creative energies to their jobs, nor do we help them to do so. “

Incidemment, Shell n’a pas de blogue…

Mais il y a aussi des bonnes nouvelles. Direct Energy Marketing, un détaillant et fournisseur de gaz naturel, d’électricité ainsi que d’autres services liés à la distribution d’énergie, semble offrir à ses employés des blogues internes. Comme le mentionne un de ses employés :

“We all have an internal blog in which we write our experiences, provide neat websites, and even ask for help. The blog is a great outlet for me to express what I’m learning and see what others are doing as well.” (Nous avons tous un blogue interne où nous écrivons nos experiences, partageons des sites intéressants, et où nous pouvons demander de l’aide. Le blogue est une superbe extension pour exprimer ce que j’ai appris et voir ce que les autres font également).

Blogues corporatifs dans le Top 100 canadien

Est-ce que les grandes entreprises canadiennes possèdent des blogues corporatifs? La question est discutée dans le cas des compagnies américaines, mais qu’en est-il de celles du Canada ?

Ma collègue Édouardine a mentionné le cas d’un wiki qui dénombre les blogues corporatifs parmi les compagnies du Fortune 500. J’ai cru intéressant d’effectuer le même exercice pour les entreprises canadiennes. J’ai pris le Top 500 des entreprises recensé par le Journal Les Affaires et j’ai recherché des blogues corporatifs sur leurs sites.

Je me suis également inspiré de la démarche des auteurs du wiki, qui définissent un blogue corporatif comme un :

Active public blogs by company employees about the company and/or its products. (blogue actif et public par des employés de l’entreprise à propos de l’entreprise et/ou de ses produits).

Comme il y a quelques groupes de presse, j’ai retenu cet autre critère d’un autre blogue :

Note, I didn’t include the Guardian blogs because they are subject focused, whereas The Observer blog is about The Observer…

Donc, les blogues de journalistes sont exclus.

À cela s’ajoute une particularité canadienne. Plusieurs des entreprises du Top 500 sont des filiales d’une compagnie américaine. Si la compagnie américaine a un blogue corporatif, est-ce qu’on doit inclure la filiale canadienne ? C’est un sujet qui a probablement de bons arguments en faveur et en défaveur. J’ai décidé de les inclure puisque ces blogues discutent aussi des produits et/ou de l’entreprise canadienne, même si ce n’est pas avec un regard canadien (de plus, une ouverture aux blogues par la compagnie mère devrait pouvoir se refléter à l’intérieur de ses filiales).

À l’inverse, si une filiale a un blogue corporatif, j’ai aussi inclus la compagnie mère. Un exemple est Thompson qui possède l’agence de presse Reuters qui a un blogue sur Reuters même.

Voici donc la liste :

Entreprises du Top 100 ayant un blogue corporatif

On arrive donc à un respectable 8%. Pour comparer des pommes avec des pommes (le wiki examine les 500 compagnies), il faudrait faire l’exercice également en scrutant les 500 compagnies mais pour l’instant, c’est un projet futur. À moins que d’autres veulent s’y mettre aussi…

Site Web :

www.p2p-blog.com

fastlane.gmblogs.com

blog.chryslerllc.com

blogs.nortel.com

www.countertopbuzz.ca

blogs.reuters.com/reuters-editors

www.ibm.com/developerworks/blogs

Investissements majeurs canadiens et Web 2.0

Dans mon dernier envoi, j’ai énuméré les investissements majeurs annoncés en 2007, qui étaient principalement dans le secteur énergétique. Je me suis demandé ce qui ressortirait si on excluait le secteur énergétique (ils font bien ça pour calculer l’inflation…). Ces investissements ne sont pas dans les milliards mais dépassent tout de même les 200 M$.

Liste des investissements les plus importants de 2007 excluant le secteur énergétique

Liste des investissements les plus importants de 2007 excluant le secteur énergétique

Ubisoft, qui construit un nouveau studio de création de contenu numérique pour le cinéma à Montréal, connait et utilise assez bien ces outils. Mais la principale découverte, c’est le cas d’Arcelor Mittal (à noter qu’il s’agit du site global, comme les autres entreprises qui ont un astérisque). L’entreprise a créé un centre média complet qui représente une superbe campagne de relation publique pour expliquer la fusion entre Arcelor et Mittal. Mon collègue Stephan en parle d’ailleurs sur son blogue.

ArcelorMittal Web TV

Ce qui ressort de ces deux petits exercices ? Certaines des entreprises qui investissent massivement semblent commencer à se servir des outils web 2.0 Pour l’instant, c’est principalement pour la prévention et la gestion de crises. On peut espérer qu’ils vont découvrir que ces outils peuvent également servir à l’introduction de nouveaux produits, à communiquer avec les consommateurs pour accompagner les travaux de R&D ou pour améliorer la relation avec leurs clients.

Web 2.0 énergétique

J’écrivais précédemment que des compagnies de différents secteurs trouvaient une utilité aux blogues corporatifs. Qu’en est-il des compagnies qui investissent le plus au Canada. Est-ce qu’elles ont aussi investi pour inclure dans leur site des outils du Web 2.0 ?

Par curiosité, j’ai extrait les plus importants investissements (plus de 500 M$) annoncés en 2007 et compilés par E&B DATA, compagnie-sœur d’Intelegia.

Liste des plus importants investisseurs au Canada en 2007 (agrandi)

Liste des investisseurs les plus importants au Canada en 2007

Sans surprise, les investissements qui se comptent en milliards de dollars proviennent principalement du secteur énergétique, avec l’exception de Potash Corporation of Saskatchewan dans le secteur des ressources minières; et qui défraie les manchettes alors que son titre explose suite aux hausses des prix des engrais.

En allant visiter les sites de ces compagnies à la recherche de vidéocast, de fil RSS ou d’autres outils du Web 2.0, j’ai pu constaté que Potash Corp constituait encore une exception dans ce groupe de géants.

Potash Corporation of Saskatchewan

Une vidéo d’un entretien du président à l’agence Bloomberg est offerte dès la page d’entrée de leur site. En terme de videocasts, le site offre une quarantaine de vidéos, allant d’entrevues avec ses dirigeants (aussi en podcast), d’assemblées générales et de vidéos corporatives. On peut même retrouver sur le site un extrait de l’émission du comique canadien anglais Rick Mercer qui était allé visiter la mine Allen en novembre 2007.

Dans le secteur énergétique, c’est probablement Petro-Canada qui remporterait la palme. Sur leur site principal, la compagnie offre déjà un fil RSS et des webcasts sur les états financiers et la mise à jour de projets.

Toutefois, c’est surtout avec leur blogue Pump Talk que la compagnie démontre son intérêt pour les possibilités des nouvelles technologies de communication par Internet. Il y est d’ailleurs indiqué que le blogue est la suite d’une initiative consistant à envoyer des vidéos d’employés discutant de la hausse du prix de l’essence sur le site de partage de vidéos You Tube.

Blogue Pump Talk

C’est une belle initiative de relation publique pour initier une conversation avec ceux qui ragent contre la hausse du prix de l’essence. Et j’espère que ça constituera un beau terrain d’expérimentation de ces nouveaux outils et que Petro-Canada va les rapatrier dans ses autres sites.